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September 23, 2006

Paris Web 2006… l’accessibilité en question

Posted by

Manuel Diaz

Les fondamentaux de l’accessibilité ont été passés au peigne fin par une belle brochette d’experts lors de cette magnifique rencontre. Ce qui en ressort, est avant tout un constat : le web en tant que tel névolue plus, l’accessibilité n’existe pas il faut parler d’utilisabilité du web, et les lieux comme celui-là sont aussi fait pour se rencontrer physiquement, confirmer des impressions, et lancer de nouvelles réflexions.

Paris web 2006 est mort, vive Paris web 2007… c’est ainsi que pourrait tout aussi bien se résumer l’ambiance agréable mélangeant des experts, des sommités, des étudiants, des geeks, et des curieux… Une scrupuleuse tendance à respecter les horaires, un certain confort, une qualité très poussée dans les interventions et dans les intervenants font de ce rendez-vous une vraie réussite dans la droite ligne de ce qui avait eu lieu lors du WIF 2006. Un seul regret : une telle manifestation demande à être mise en valeur dans un lieu plus prestigieux avec une communication plus générale… mais il faut tout de même conserver cette ambiance petit comité (contradictoire moi ?) 😉

L’accessibilité, que je cesse une fois de plus d’appeler ainsi pour la nommer utilisabilité du web, est un sujet tout à la fois sensible, global, énervant et militant. Si je souhaite le débatiser c’est pour mieux l’expliquer et en apporter une toute autre vision. Le terme “accessibilité” est bien trop connoté handicap, et de fait il nous a valu des questions que l’on ne pensait plus entendre sur le sujet : “l’accessibilité concerne t-elle seulement le monde du handicap ?”. Non et définitivement non !!! L’utilisabilité du web touche et concerne tout le monde ! Comme l’a fort justement dit Karl Dubost du W3C “tout le monde peut être en situation de handicap dans un contexte particulier… par exemple quand deux sourds et muets font de la plongée en bouteille ils peuvent continuer à discuter via le langage des signes… au contraire d’un homme avec tout ses sens qui devient un handicapé dans cette situation particulière…”

L’utilisabilité du web dépend donc bien avant tout du contexte dans lequel elle est jugée. Ce contexte intègre tout aussi bien des considérations techniques, sociales, humaines etc.

Nous trainons derrière nous en matière de développement web un lourd passif, ce que François Nonnenmacher (Padawan|Padawanfr) a nommé la soupe de balises (photo à l’appui). De plus, les navigateurs en plus de développer des aspects propriétaires, sont devenus très permissifs, permettant un codage approximatif qui nous met aujourd’hui à des années lumières d’un code propre et interopérable. Quand on prend le temps par exemple de voir comment une synthèse vocale interprète un tableau de données, on comprend combien il est important que celui-ci soit codé de la façon la plus stricte possible afin de pouvoir en interpréter le contenu quel que soit l’outil de lecture utilisé.

Maintenant que l’ambiance est posée, je peux revenir sur ces interventions toutes plus passionnantes les unes que les autres… Je commencerai par notre ami François Nonnenmacher qui nous a conté, comme une histoire la refonte du site de Capgemini.com à travers le spectre du chef de projet qu’il était en l’occurence. Une aventure passionnante même si elle a été vécue dans une atmosphère dorée, faite de personnages illustres. En effet, François a réussi après il est vrai des années de disette à “décrocher un budget”. Ce terme que tout le monde connait prend des proportions énorme quand on s’appelle CapGemini. C’est ainsi qu’il s’est retrouvé avec la dream team de freelance suivante : Jeffrey Zeldman|Jeffrey Zeldmanen, Douglas Bowman|Douglas Bowmanen, Adam Greenfield|Adam Greenfelden, Bryan Alvey|Brian Alveyen, Erin Kissane|Erin Kissaneen. Cela ne lui enlève en rien le mérite d’avoir su mener un projet colossale en interne contre vents et marée. Bravo. un expérience encourageante qui peut donner espoir à ceux qui sont dans cette situation…

Denis Boudreau|Denis Boudreaufr, notre cousin Québécois, sorte de Tristan Nitot|Tristan Nitotfr d’outre atlantique nous a embarqué sur le concept de la qualité du web avec comme finalité un aspect durable des développements web. Le moins que l’on puisse dire c’est que le monsieur ne fait pas que “pelleter des nuages” (expression Québécoise qui signifie peu ou proue brasser de l’air). Je dois avouer être resté très circonspect sur le sujet de son intervention pleine d’humour et d’intérêt… en effet, considérer aujourd’hui que l’on peut parler de développement durable en matière de développement internet ne m’a pas convaincu… peut-être que la piste des CMS comme SPIP ou WordPress et autres nous amène vers de telles considérations… je ne sais pas et j’avoue me poser bien trop de questions sur cet aspect pour en tirer une conclusion… En tout cas une chose est sûre, on ne peut pas aujourd’hui considérer comme durable une situation où à chaque mise à jour des société disent à leur client : “on met tout à la poubelle et on recommence…”. Il me semble aujourd’hui qu’exiger le respect des standards amène déjà à un niveau de qualité permettant d’envisager l’avenir de façon satisfaisante.

L’intervention de la journée revient incontestablement à Daniel Glazman|Daniel Glazmanfr. Si l’on avait notre padawan national, Daniel quand à lui fait figure de Maître Jedi voir peut-être de Yoda sur le web. Il a tout vécu depuis les cartes perforées (où la résolution d’un bug se faisait avec un bout de scotch sur un trou ;-)…) jusqu’à aujourd’hui, avec le web 2.0. Il m’a convaincu qu’aujourd’hui le principal problème de l’accessibilité ou utilisabilité du web était essentiellement le manque d’engagement des industriels sur ces questions. En effet, tant que les leaders du marché ne feront pas un pas vers ces concepts rien ne bougera. De fait il en est venu à évoquer la source des maux du web actuel… le manque de réactivité et de mouvement du W3C. Après nous avoir retracé de façon très ludique (voir la présentation ci jointe) un historique du web…Il nous a même confié qu’un nouveau groupe avait vu le jour… quelques membres du W3C partis en guerre contre l’immobilisme semble t-il ? Il faut bien se rendre compte aujourd’hui malgré l’effervescence que nous vivons chaque jour, le web n’a pas vu ses standards évoluer depuis presque 8 ans !!! De plus le XHTML2 est mort né, car il n’assure aucune compatibilité avec l’existant !!!

Ce fut une présentation très intéressante, une sorte de visite des coulisses du W3C, des réunions et de son organisation etc. L’important et c’est ce que je retiens de cette présentation ce sont deux phrases de conclusion pleines de bon sens : “au delà de la standardisation, ce qui compte avant tout c’est le pragmatisme et la vie réelle” et “…aujourd’hui ce sont les utilisateurs qui font évoluer le web et il serait temps que les instances s’en rendent compte et le prennent en compte…”

La présentation la pus simple dans sa forme, mais certainement la plus profonde en matière de sens et de technologie fut celle de Karl Dubost|Karl Dubosten autre Dynosaure du web. Il nous a brossé un état de l’art en matière de web sémantique. Le partage des données, la création de valeur dans la réutilisation de l’existant, la création d’environnements d’échanges riches, les microformats, XML, RDF permettent de construire un écosystème d’interactions des données afin d’enrichir notre expérience quotidienne du web. Il nous a aussi fait découvrir les nouveautés en cours au W3C dans son rôle de Conformance Manager au sein de cet organisme. Ainsi avons nous entendu parlé des IRI, sortes d’url capables de gérer le multilinguisme… pour en savoir plus sur le sujet|iri, uri etc.fr. Le WC travaille aussi actuellement à une standardisation des microformats|microformatsen

Comme vous avez pu le constater dans ce trop bref compte rendu, il y avait des personnalités impressionantes, je ne les ai pas toutes cités, mais on y retrouvait aussi sur les deux jours : Tristant Nitot, Laurent Denis, Jean-Louis Carvès, Laurent Gloaguen, Élie Sloïm, Pascale Lambert-Charreteur, Stéphanie Troeth|Stéphanie Troethe, etc.

Un petit salut tout particulier aux spipiens avertis avec qui j’ai pu avoir des échanges brefs mais intéressants : Cedric Morin, Romy, Jacques et consors… 😉

Pour les photos, c’est par ici

Voilà donc une journée passionnante qui valait d’être vécue, non seulement parce qu’elle m’a permis de rencontrer des personnes illustres, mais aussi et surtout parce qu’elle m’a fait de sortir de mon quotidien et m’a amené à réfléchir sur bien des sujets de travail…

Christophe Routhieau

Que dire, dans accessibilité il y a une notion qu’il n’y a pas dans utilisabilité. Un site, mal conçu et mal réalisé, peut être un site dans lequel il n’est pas possible “d’entrer”, avant même de pouvoir l’utiliser. L’accessibilité dans sa définition initiale (selon Tim Berners Lee) parle aussi des périphériques, des tuyaux,… ça va donc au delà. Je ne sais pas si en le gommant ou en le remplaçant on fait vraiment avancer le débat. C’est une fois de plus une querelle d’esthètes, que j’alimente d’ailleurs. Il me semble que l’utilisabilité a progressé mais pas l’accessibilité. SI tu fais disparaître l’un dans l’autre, tu abandonnes le combat.
Lorsqu’on associe accessibilité et handicap, on fait un raccourci bien trop rapide. Tout ceux qui militent pour l’accessibilité disent la même chose. Nous avons tous été et seront tous un jour en situation de handicap. Vouloir consulter un site en flash sur son mobile, c’est être en situation de handicap,… Faire que l’internet soit accessible c’est aussi pour nous éviter de souffrir de tels situations. Récemment, avec mes étudiants de la Licence pro webdesign, je me suis livré à petit jeu rigolo. Je leur ai demandé ce que voulais dire accessibilité. Aucun m’a parlé de handicap, sauf… ceux qui avaient plutôt un profil de développeur. C’est comme si, la question du handicap n’était finalement soulevée que par les techniciens parce qu’ils souffrent des contraintes que cela représente.

Matthieu Faure

Et pour l’accessibilité et le handicap, on n’a pas besoin d’aller chercher des exemples bien loin: on _devient_ handicapé dans 70% des cas.
(On nait handicapé dans ~30% des cas de handicap). Ca fait un sacré pourcentage quand même. Donc plus que jamais l’accessibilité/utilisabilité est indispensable.

David Latapie

L’accessibilité contient aussi la « légibilité » (traduction de l’anglais « legibility » et qui n’a rien à voir avec son paronyme « légalité »), c’est-à-dire la lisibilité de la forme du texte (paragraphes bien coupés, taille de police convenable) ainsi que la « readability » (« lecturabilité » ? Irk), la lisibilité du fond du texte (idées bien exprimés).
Effectivement, utilisabilité est un poil plus réducteur qu’accessibilité. Je pense que si on se met à oublier tous les préjugés « pour les handicapés » faussement liés à accessibilité, le terme est meilleur. Ou bien, on peu voir l’accessibilité comme une démarche qualité, l’utilisabilité étant son inverse, c’est-à-dire le retour d’expérience d’un utilisateur. Ainsi, un site accessible peut ne pas être utilisable par aveugle qui n’a pas de lecteur d’écran… Car la problématique de l’échange de l’information repose sur les deux interlocuteurs, pas uniquement le webmestre.
Au sujet du XHTML 2.0 qui serait soi-disant « mort-né » : il faut savoir que le point de vue de Glazman est loin d’être universel. Je vous conseille de regarder ce qui se fait du côté de HTML 5.0, ce n’est pas folichon… Certes, (des tableurs dans les pages Web), c’est bien, est paraît-il aussi très bien, mais ce ne sont que des évolutions, pas des révolutions comme XHTML 2.0—je crois que c’est Karl Dubost qui signalait la grande force du XHTML, qui est de pouvoir s’inscrire dans un « hub xml », avec Atom, MathML et toutes ces techno qui vont bien au-delà de la « simple » page Web. Et pour citer un auteur pris il y a quelques siècles dans la tourmente d’un situation similaire, « je préfère être le dernier des premiers que le premier des derniers ». Bref, il y a quelque chose de pourri au royaume de W3C, mais ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain.

Empyr

Paris

Jean-Luc Grellier

Ce qui est important dans nos positions, c’est de sortir du débat technocratique…
De plus comme je le disais, l’accessibilité tant que les industriels n’y sentiront pas un intérêt économique n’avancera pas… L’utilisabilité du net va moins loin ??? Ca je demande à ce qu l’on me le prouve par A+B et d’ici là je continuerai de soutenir et de croire fermement que l’utilisabilité tient compte des usages et donc du contexte de chacun en englobe de fait l’accessibilité. Il faut arrêter de croire que l’accessibilité est une question de techniciens et ramener les choses vers l’utilisateur et son contexte de navigation : handicapé ou pas. A chque fois que l’on a voulu par le passé prendre des bout de population pour traiter spécifiquement des problèmes, cela s’est soldé par des échecs… et je ne vois pas bien comment l’accessibilité vue comme actuellement pourra avancé, même si mon souhait le plus grand à ce niveau là est d’avoir tout faux. L’utilisabilité part du fait q’un individu puisse lire n’importe quel contenu sur le net dans les mêmes conditions qu’une autre personne avec un contexte différent, cel intègre donc toutes les notions, que ce soit de forme ou de fond… ce n’est absolument pas limitatif. Pour moi l’important n’est pas cette querelle de termes, mais bien que l’utilisateur final quel qu’il soit puisse accéder correctement aux contenus en fonction de son contexte… le reste n’est qu’accessoire.
Pour le XHTML 2.0 je suis heureux de voir qu’il y a encore débat, car Karl n’est pas venbu contredire formellement Daniel… il a contourné habillement le problème en parlant globalement d’XHTML… sans préciser la version 😉

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