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June 5, 2006

L'e-commerce français a encore du chemin à faire

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amo@emakina.fr

Chacun se félicite de sa bonne santé, avec un rythme de croissance flatteur. Tout cela est très bien, mais où en sommes-nous par rapport à nos voisins européens ?


On cite souvent les pays nordiques, mais dans le paysage européen de la cyberconsommation, les britanniques sont très bien placés. Pour preuve, la publication des derniers chiffres du e-commerce outre manche est impressionnante.
Il bénéficie en effet d’un rythme de croissance comparable à celui de la France (45% contre 53%), mais avec 44 milliards d’euros de chiffre d’affaires (hors jeux d’argent et ventes physique découlant d’usages web), c’est tout de même 5 fois plus qu’en France.
Il faut dire qu’il y a 40% de cyberacheteurs de plus au Royaume-Uni (66% contre 47%), mais aussi que l’offre y est plus développée. On notera en effet que le taux d’équipement des PME en sites web y est de 77% pour 52% en France et que là où 42% des PME françaises disposant d’un site déclarent avoir effectué directement ou indirectement des ventes par ce biais, elles sont 60% dans ce cas outre-Manche.
Cela fait donc un écart systématique de 50% sur ces indicateurs. Les internautes anglais sont plus nombreux, le net plus ancré dans le quotidien et surtout l’offre plus mature et plus diverse. Quand on connaît le succès d’un Tesco en Grande-Bretagne, on cherche encore le grand de la distribution qui osera faire la même chose en France.
Tout cela confirme le retard de phase que j’évoquais il y a 9 mois pour une économie numérique française qui, en comparaison, a clairement de belles perspectives devant elle.
Mais tout cela appelle une autre réflexion. Ces dernières années, en France, on a placé l’infrastructure et le haut-débit en particulier comme un préalable au développement de l’e-commerce et des usages avancés. L’infrastructure avant les usages. Certes les résultats sont là, la France est un pays à la pointe en taux de pénétration et en dynamisme des prix, les internautes s’abonnent en masse et développent, deux ans plus tard, des usages avancés.
En Allemagne ou au Royaume-Uni, pour ne citer qu’eux, le développement des usages n’a pas nécessité ce préalable. C’est le développement de l’offre, tout simplement, qui a tiré le développement. Les acteurs économiques de ces pays y ont crus et s’y sont investis.
On a toujours tendance à oublier que le net s’est bâti avec des modems, que l’acquisition des nouvelles technologies est aussi un problème culturel et qu’avant toute chose, c’est dans la capacité naturelle à adopter l’innovation, à la positiver et à changer que se trouve le moteur du développement de la société de l’information. L’infrastructure, c’est bien, mais il faut aussi que l’écosystème de développement économique qu’il représente soit fructueux, ce qui suppose, quand ce n’est pas naturel, évangélisation et accompagnement, du management, tout simplement.

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