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November 28, 2005

La propriété des réseaux à l'épreuve de la concurrence

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amo@emakina.fr

Coïncidence intéressante que celle du débat initié par la FING sur la fibre et le conflit qui s’est officiellement ouvert lors des journées de l’iDate.
Cela fait un moment maintenant que l’on sait qu’une nouvelle bataille se prépare, avec la fibre en toile de fonds. C’est donc parti.


Au début de l’année, en pleine hystérie sur le débit de l’ADSL, France Télécom comptait bien profiter de son avantage pour aller équiper les sous-répariteurs, plus près qu’ils sont de l’abonné. Peine perdue, l’ARCEP l’a empêché de prendre ainsi une position dominante de fait, renvoyant ce sujet à un cadre régulateur soucieux d’une saine concurrence.
Tant pis pour le particulier. L’opérateur historique s’est entretemps engagé dans un vaste plan de cablage des zones d’activités opportunément adoubé par la classe politique. Mais depuis qu’il s’est fait sanctionner par le conseil de la concurrence, le risque de devoir ouvrir ces infrastructures à ses concurrents est devenu une réalité tangible.
Ce qui devait arriver s’est donc produit. Lors de l’iDate, Didier Lombart, le DG de France Télécom a officiellement demandé à l’ARCEP de maintenir son exclusivité (d’aucun diront monopole) sur les infrastructures de fibre qu’il est en train de déployer pour les zones d’activités.
Et bien l’ARCEP lui a dit NON, faisait taire la critique qui le juge trop faible sur le dégroupage.
La culture du monopole est bien ancrée chez l’opérateur historique et argumenter sur des questions d’amortissement de l’investissement néglige évidemment le fait que lesdits investissements peuvent aussi être rentabilisés en se plaçant comme opérateur de gros.
L’ARCEP doit tenir bon sur le principe qui est que les infrastructures doivent être ouvertes aux opérateurs de services. Car en ligne de mire, il y a ces bons vieux sous-répartiteurs, sans parler du renouvellement inévitable des paires de cuivres des particuliers (les plus anciennes arriveront très bientôt à péremption), deux sujets pudiquement évoqué par Didier Lombard sous le registre de “l’amélioration de la qualité des offres ADSL” et du “déploiement graduel de la fibre vers l’abonné”.
Les grandes manoeuvres commencent.

Xavier

Alexis, France Telecom elle-même emploie le terme de “monopole” (voir l’article des Echos cité) 😉