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November 15, 2005

Notes de lecture : Propos de O.L. Barenton Confiseur

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Webmaster

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Je lis actuellement les propos de O.L. Barenton, intrigué par le billet de Michel Deguilhermier. Industriel atypique du début du siècle, Barenton développa une vision originale et audacieuse sur l’économie et la société nouvelle en générale. Il m’apparaît comme un philosophe du bon sens, ses propos sont souvent drôles et criant de vérités. Quelques extraits…

PS : Ma sélection voudra certainement dire beaucoup pour ceux qui me connaissent.

Ce n’est pas dans l’infortune, mais dans la fortune qu’on connaît les vrais amis. La véritable épreuve de l’amitié, c’est le succès : car le malheur ne réclame que du secours et ne risque que la résistance de l’avarice ; tandis que le succès voudrait de l’affection et ne rencontre que l’envie.

On croit d’abord qu’on travaille pour soi ; on se figure ensuite qu’on travaille pour sa femme – on est persuadé plus tard qu’on travaille pour ses enfants ; on s’aperçoit en fin de compte que, pendant tout le temps, on a travaillé pour travailler.

On distingue deux groupes de principe : les vrais principes orientés à gauche ; les bons principes orientés à droite. On ne connaît pas de principes orientés dans l’axe.

Un bel enterrement n’est pas une improvisation : il faut y consacrer sa vie.

Si vous ne pouvez persuader, appliquez-vous à séduire.

Ne vous plaignez jamais du client à caractère difficile, car il est la cause de votre progrès. Traitez les autres mieux encore : ils sont la raison de vos bénéfices.

Pour triompher, il faut être en avance d’une heure sur le concurrent et parler une heure après lui.

Prenez un ingénieur-conseil : écoutez-le. S’il vous suggère une solution, demandez-lui ses raisons. Et si elles vous paraissent claires et de bon sens, faîtes ce qu’il vous dit. Mais si vous ne les comprenez pas, gardez vous de croire que c’est parce que la technique vous est inaccessible. Et faîtes ce que vous jugez raisonnable.

Un dirigeant de société, causant avec des personnes étrangères à la société, ne doit pas dire : “Je”, mais “Nous”. Car une des forces de la société vis-à-vis des tiers est d’être un groupe. Un dirigeant de société causant avec ses subordonnés ne doit pas dire : “Nous”, mais “Je”. Car une des forces de la société vis-à-vis d’elle même est d’avoir un chef.

Une des erreurs que peut commettre un chef d’entreprise, c’est de se croire le seigneur de l’affaire qu’il dirige.

Si le monde marche mal, c’est que Dieu, après qu’il eut créé le monde et fixé ses lois, a cru qu’il pouvait se reposer.

Le chef doit insuffler en ses subordonnées l’orgueil de la Maison, car l’âme d’une Maison est faîte d’orgueil. Il doit avoir lui-même la modestie de la Maison, car le progrès d’une maison est faîte de modestie.

Quand un client se plaint, il y a 99% de chances pour qu’il ait raison. Et si un jour vous parvenez à les convaincre, il y aura 99% de chances pour que les clients ne se plaignent plus.

Et de conclure :

Un véritable homme d’affaires ne perd pas son temps à écrire des pensées sur les affaires.

Jean-Luc GRELLIER

Mais c’est un Calos Diazoscope non ?
Ce sont des propos plein de bon sens… j’imagine quand tu parles de début du siècle que tu veux parler du début du siècle dernier… un sacré visionnaire ce Barenton… merci de la découverte !