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November 14, 2005

L'Internet sera-t'il remis en cause à Tunis ?

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amo@emakina.fr

La société de l’information existe et il y a même un sommet mondial. Mercredi s’ouvre à Tunis une nouvelle édition. Il est sur le point de commencer.
Jacques-François Marchandise s’est fendu d’une intéressante et stimulante tribune au début de ce mois. Depuis, cet événement a été assez peu traité dans les médias (à noter toutefois un très bon papier dans Courrier International l’autre semaine). C’est un signe de plus de la difficulté des médias à traiter et s’approprier la société de l’information et le réseau, même si je trouve ce dernier assez peu productif sur cet événement pourtant important.


Il faut donc croire que la gouvernance de l’Internet n’intéresse que quelques observateurs et experts attentifs. C’est bien dommage car déjà, il y a quatre ans, le dernier sommet était parti en sucette. L’initiative d’une charte qui prônait un accès libre au réseau et à l’information avait amené à une tentative de remise en cause des droits de l’homme tout court par certains pays (!) et tout le monde avait préféré enterrer le sujet pour le prochain sommet. Nous y sommes. Depuis, l’Internet s’est développé, est devenu un gros gâteau et l’angle d’attaque a changé. Par une positionnement qui exploite habilement l’anti-américanisme ambiant, les opposants habituels des libertés (Chine, Iran, Cuba …), ont été rejoints par des pays émergents comme le Brésil. L’Union Européenne s’y est mise elle aussi.
– Cible visée : l’ICANN, dont on a tendance à oublier qu’il est effectivement sous tutelle du Secrétariat d’Etat américain au commerce.
– But : placer sous pilotage des états via l’ONU (exit les gentils représentants désignés issu du réseau).
– Menace : briser l’unicité de la base technique de l’internet via un coin positionné sur les DNS.
Il pourrait paraître étrange que l’angle d’attaque porte sur les noms de domaine, alors que tout le propose des opposants porte – ouvertement – sur un contrôle des contenus et des échanges. Pourtant, en contrôlant les DNS, on retrouve de la maîtrise territoriale sur un élément de base du web. Comment croyez-vous que la Chine (avec l’appui de Cisco !!!) s’applique à mettre le nez dans ce que font les internautes chinois !
À l’approche immédiate du sommet, les USA ne veulent rien entendre, les opposants bombent le torse et l’UE essaye de jouer les monsieur bons offices. Tout ça n’augure rien de bon.
Jacques-François a raison de rappeler que, jusqu’à présent, le réseau s’est construit par ses usagers et une sorte de consensus tacite avec les grands acteurs technologiques qui l’exploitent. Une régulation technique s’est instituée naturellement via des instances non-gouvernementales.
Il faut dire que l’unicité technologique du réseau est un bien commun crucial que l’on découvre finalement mal défendu. C’est le pilier qui fait du réseau l’écosystème sur lequel s’est développé un univers technologique, sociétal, économique tel qu’il amène au changement global socio-culturel et économique que nous connaissons.
Jusqu’à présent, les états courraient derrière le train, mais ils ont maintenant bien envie de mettre la main sur ce domaine qui leur échappe. Il ne faut en effet pas oublier que le réseau s’est en fin de compte construit sur une approche très libérale et que ce n’est pas le fonds de commerce d’un paquet de régime en ce bas monde !
Visiblement, il y a donc bien peu de monde pour prêter attention sur ce qui peut se passer à Tunis. La disponibilité, la bientôt omniprésence totale du réseau, nous fait oublier que son existence dépend du fait qu’il soit un bien commun pur et dur et que l’ensemble des acteurs qui l’exploitent privilégient cette caractéristique, au détriment des intérêts personnels ou particuliers.
Il y a un paradoxe. L’utilisateur est à la base du développement du réseau. Par sa masse grandissante et l’interactivité qu’il y développe, il pèse et s’impose aux acteurs économiques et politiques. Mais la gouvernance même du réseau lui échappe. C’est moins par son action que parce que l’existence même du réseau est à la base d’une économie énorme que l’écosystème a une chance de se maintenir.
Ce n’est pas pour rien que les USA ne veulent pas qu’on touche au fonctionnement actuel. Une bonne partie de leur économie en dépend. Ni l’Europe et encore moins les autres pays n’y ont d’aussi grands intérêts. On pourrait même penser que certains, qui n’ont rien à perdre et tout à gagner, pourraient être tentés d’inventer un réseau bien à eux !
On nous bassine avec le web 2.0, mais il dépend d’un certain nombre d’acquis qui pourraient bien être remis en cause si nous, utilisateurs, n’y prenons pas garde.

Cyrille

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