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May 3, 2005

Google stimule l'Europe des TIC

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amo@emakina.fr

Il y a 3 mois, Jean-Noël Jeanneney tentait se secouer les esprits face à l’annonce Google Print et son ambition de numériser 15 000 000 d’ouvrages. Il suscitait ainsi un débat salutaire sur la numérisation des contenus culturels et celui-ci n’en fini pas de rebondir.


Cette histoire a, à mes yeux, permis des mérites immédiats au premier rang desquels un certain nombre de prises de conscience.
En premier lieu Gallica, avec pour résultat de faire prendre conscience à ses sponsors que ce service avait des progrès à faire, tant sur son modèle, sa technologie que sa promotion, et que ce n’est pas demain que celui-ci va faire de l’ombre à Google.
En second lieu le fait que dans le domaine de la recherche d’information sur le web, la France et l’Europe n’existent pas. Quelques articles ont exhumé Exalead, projet francophone assez pertinent mais qui patine en étant une parfaite illustration de la difficulté de financement de l’innovation TIC de ce côté ci de l’atlantique. Preuve de la prise de conscience, mais aussi du constat qu’il est difficile de se faire une place dans la recherche généraliste sur le web aujourd’hui, c’est un projet de moteur orienté image et vidéo que Schroeder et Chirac ont lancé la semaine dernière.
L’Europe est appelé à la rescousse et ne voilà-t-il pas que l’idée d’une bibliothèque numérique européenne fait son chemin. Six pays (France, Allemagne, Italie, Espagne, Pologne et Hongrie) s’y sont ralliés et Jean-Claude Juncker a annoncé que l’Union Européenne s’y associait.
Dans ce débat décidement très riche, l’éditeur espagnol José Antonio Millan a fait sensation en disant tout haut ce que beaucoup pensent tout bas, à savoir que Google ne faisait finalement que répondre à une attente, qu’il vallait mieux le laisser faire et travailler à la mise en réseau des bibliothèques européennes, à l’interopérabilité des descripteurs et des métadonnées pour que les fonds soient plus aisément accessibles, le tout en open source. Le bon sens fait homme !
Un grand merci donc à Google qui par son initiative a permis à l’Europe de prendre conscience de son manque d’entrain sur le sujet et de sortir des approches nationales pour travailler à un vrai chantier collectif, avec ce que cela représente de mutualisation. Il faut néanmoins espérer que les moyens suivront, mais aussi que le projet saura faire preuve d’ouverture et ne pas se placer dans un certain élitisme bien connu chez nous.
Le plus amusant est finalement que personne de ceux qui ont crié au loup n’a pris la peine d’aller dialoguer avec Google. Jean-Claude Juncker a quand même parlé de “virulence de l’attaque” (sic). Serions nous donc assiégés ?
Et bien finalement, après 3 mois de discussions intenses et passionnées, Google a enfin réagi et pour dire quoi ? que c’est magnifique de voir toutes ces énergies mises en mouvement d’autant plus que Google n’attend qu’une chose, travailler avec tout ce beau monde, sans se priver de rappeler une vérité : les internautes “votent avec leurs doigts” et ils votent massivement Google (!)

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