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December 9, 2004

C’est par où la sortie ?

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amo@emakina.fr

On pourrait croire que le jeu ne consistait qu’à atteindre une taille critique, mais ou le nombre d’abonnés ne suffit pas en lui-même, ou ils devraient être tellement nombreux que l’objectif est trop éloigné ou enfin que le revenu ne serait pas satisfaisant, mais toujours est-il que ça ne va pas. Admettons.

Il est vrai qu’avec des prix toujours plus bas pour toujours plus de débit, ce n’est pas la fourniture d’accès qui fait vivre son homme. Ce n’est qu’en ajoutant du téléphone et des bouquets TV que les FAI justifient d’atteindre la barre symbolique des 30€, synonyme d’adhésion du consommateur.

30€ et après ? voilà sans doute la question.
Ce n’est pas la téléphonie qui devrait rapporter bien gros puisque le public attend sur ce registre des prix canons et que le développement de cette modalité va éroder encore un peu plus les revenus de la téléphonie fixe classique dont les heures glorieuses sont derrière nous.
On peut d’ailleurs s’interroger sur les difficultés actuelles du petit monde des FAI quand on regarde la forme actuelle des opérateurs mobiles. Il faut en effet leur reconnaître d’avoir su conserver des marges confortables malgré la stabilisation du marché (jusqu’à provoquer l’ire des associations consommateurs). Il est vrai qu’ils ont bénéficié d’un marché relativement régulé et ont su s’approprier et faire fructifier les usages émergents tels le SMS et ses dérivés, nouvelle poule aux oeufs d’or.

Il n’est donc pas totalement étonnant que certains tournent la tête vers les pratiques émergentes afin de voir s’il n’y a pas là des sources de revenus. Le problème c’est que là où le mobile défrichait de nouveaux usages, nos FAI sont face d’une part aux services déjà existants sur la télévision, d’autre part sur ceux du net.
De plus, notamment sur des services comme le téléchargement ou la VoD, le terrain est déjà (trop) occupé, avec des succès fondés sur des modèles économiques assez complexes. S’il s’agit d’apporter des facilités à la diffusion des productions personnelles, le net ne manque pas de services de ce type, avec des usages déjà bien établis. Enfin, on reparle de rechercher des sources de profits sur le contenu, mais que je sache, l’équation a toujours été compliquée, encore plus sur les réseaux.

Mais dans le fond, on devrait peut-être s’interroger sur deux limites assez simples qui se trouvent du côté du consommateur : le temps et l’argent :

- Le temps n’est pas extensible et le développement de nouveaux usages médiatiques ne pourra se faire qu’au détriment de ceux actuellement dominants, télévision traditionnelle en tête.

- L’argent pose aussi un problème car tout le monde est calé sur un principe d’abonnement et sur le même seuil : 30€ pour le portable, 30€ pour l’offre haut-débit/téléphone/télévision, 30€ pour le bouquet de chaînes payantes en supplément, 30€ pour les services web de publication/partage et autres blogs, etc.
Quelle est la limite de budget d’un foyer lambda dans l’achat de services ? et accessoirement : y a t’il une limite à la croissance des budgets de marketing et de pub qui financent tout de même pas mal de choses ?
S’il fallait donc se préoccuper des usages, c’est pour tenter de dessiner quelles priorités les consommateurs vont appliquer à leurs loisirs numériques et médiatiques. La télévision est en baisse (mais à quel rythme ?) au profit des usages du réseau, avec des pratiques assez communautaires (cf les jeux massivement multi-joueurs, le P2P, les blogs, etc…).
Par dessus le marché, cela ne se passe pas partout de la même façon et au même rythme et il faut évidemment tenir compte des cultures.

J’ai donc envie de penser que nous en revenons à un problème de concentration et d’agrégation de métiers au sein de groupes tentaculaires. Du point de vue du consommateur, qui est le mieux placé entre les opérateurs, les producteurs de contenu, les diffuseurs et les offreurs de services en ligne ? Vers quelle combinaison allons-nous ? revenons-nous vers une logique de convergence contenus/contenant ?

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