Archive for December, 2010

Metrics et sentiments 2010 : Noël, la grippe et le bonheur national brut

Dec 31 2010

Nous voici à la fin de cette année. Et savez-vous ce qui nous (vous ?) a rendu les plus heureux en 2010 ? Si l’on en croit le Gross national happiness index de Facebook autrement dénommé indice de bonheur national brut en français, c’est tout simplement…Noël ! C’est vrai aux USA, mais aussi entre autres, en Allemagne, en Italie et en Belgique. On peut extrapoler sans risques le résultat  à la France. A noter que Noël suscite aussi un pic négatif certes bien modeste au regard du pic positif, mais tout de même ; je vous laisse à vos interprétations…
Comme désormais un grand nombre d’instruments, celui-ci essaie de quantifier et de caractériser l’état émotionnel d’un collectif et s’inscrit dans l’utilisation du net comme système nerveux virtuel. Des filtres sémantiques (on perçoit bien les enjeux que représente la mise au point des « bonnes » combinaisons) permettent d’attribuer des valeurs positives ou négatives, éventuellement pondérées, aux termes employés sur facebook. Il en résulte un graphique sensé traduire l’état d’esprit, l’humeur, l’état émotionnel des utilisateurs, dont on sait qu’ils représentent un échantillon représentatif de la population par le nombre au moins. A titre d’exemple, on peut noter un grand coup de déprime le 25 juin 2009 (rappelez-vous !). Alors qu’est-ce qui pourrait venir troubler notre bonheur en cette fin d’année ?
La grippe bien sûr ! Les médias s’en font l’écho depuis quelques jours avec du retard sur…Flu trends, le site bien connu sur lequel vous pouvez suivre au jour le jour la propagation de la maladie à partir de la popularité de mots-clés soumis aux moteurs de recherche. Tapez grippe dans Google tendances et vous verrez confirmé l’intérêt croissant des internautes ces derniers jours pour  des recherches relatives à la grippe. Et c’est cette propension à rechercher des infos sur la maladie avant même de consulter un médecin, ainsi que le recueil et l’analyse des données en temps réel qui donne à Google de l’avance sur les réseaux médicaux de surveillance ; Et les résultats donnés par Flu Trends bénéficient d’une bonne fiabilité, confirmée par des études menées et publiées dans Nature, la revue scientifique de référence. Là encore, le Net comme système nerveux virtuel collectif…
Alors, meilleurs voeux et beaucoup de bonheur pour 2011 !

Les véritables entrepreneurs sont…

Dec 29 2010

Une excellente définition de ce qu’est un entrepreneur par Steve Blank.

Rode neuzen verenigt u!

Dec 22 2010

Het afgelopen jaar hebben wij weer met heel veel plezier gewerkt aan mooie en succesvolle brand activation campagnes. We willen daarom ook het jaar op gepaste wijze afsluiten en dit plezier delen. Via een mailing hebben we laten weten dat Emakina.NL € 5,- zal doneren aan Cliniclowns, namens al haar relaties die voor 31 december de speciale twibbon toevoegt aan z’n Facebook of Twitter profiel. Zet ook de rode neus op!

The new opium of the people

Dec 22 2010

Brice Le Blevennec, CVO

The need to belief is fundamental to mankind. The end of the last century witnessed the end of the authority of a lot of nonsense, from communism to monotheistic cults. Consumerism and rationality triumph and new technologies help us to quench our thirst for the absolute and the belief of a better life. Would this be the new form of spirituality?

Churches are emptier every Sunday, whereas keynotes of technology gurus have become high masses that are devotedly followed by thousands of passionate geeks. The parallel may shock you at first but it makes sense when we take a closer look at the gestures and words of these giants of technology.

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Créer des DataType pour Phing

Dec 21 2010

Pour rappel Phing est interpréteur de script XML.

J’ai précédemment indiqué que Phing permets de rajouter ses propres taches mais ca ne suffit pas pour répondre à tous les besoins.  Par exemple si l’on veut se connecter à un web service qui nécessite une authentification et faire plusieurs actions dessus. On doit à chaque fois passer en paramètres les identifiant et se reconnecter, ce qui est loin d’être pratique…

Heureusement Phing y a pensé, il est possible de créer des DataType. Un DataType permet de définir une seule fois des accès  et y accéder depuis n’importe quelle tache.

La création d’un DataType ressemble beaucoup à celle d’une Task. Il faut créer une classe qui hérite de la classe “DataType”. On définit les paramètres acceptés par le type de la même manière que pour les Tasks sans oublier les getter/setter. Les getters sont différents car ils nécessitent un paramètre Project qui permet de retrouver la valeur référencée dans le script.

Voici le fichier de build correspondant. Il faut utiliser la balise “<typedef>” pour définir un nouveau DataType.

Pour pouvoir utiliser le DataType depuis ma Task, Il faut rajouter un attribut à la classe et rajouter non pas un setter classique mais une méthode add<Attribut> ou create<Attribut>. On utilise ces méthodes car on peut récupérer plusieurs éléments et non pas un seul comme pour les autres paramètres.

Un exemple complet sera bientôt disponible sur mon github.

Retour sur la formation "Zend Framework Expert Certifié"

Dec 17 2010

logo-zend-frameworkLa semaine dernière, j’ai effectué une formation sur le  framework Zend, à Paris, dans les locaux d’Alter Way.

Cette formation s’est déroulée sur 5 jours pour un total d’environ 36H, et animée par Julien Pauli, expert certifié PHP/Zend. Elle permet de voir ou de revoir les bonnes pratiques de développement avec le framework Zend, analyser les composants les plus utilisés ainsi que les mécanismes mis en jeux. Il est fortement conseillé pour cette formation d’avoir de bonnes connaissances en PHP 5 et en programmation orienté objet ainsi qu’une expérience avec Zend.

Le bilan de cette formation est très positif sur beaucoup d’aspects:

  • Me conforter sur les choix effectués dans le passé au niveau de l’utilisation du Zend Framework
  • M’apporter de nouvelles perspectives pour la gestion des développements au niveau de l’architecture
  • Approfondir ma connaissance du Zend Framework pour gagner en efficacité, maintenabilité, rapidité et performances

La prochaine étape est donc de passer la certification prochainement.

Emakina/Agency twice rewarded for its rebranding of Schweppes

Dec 16 2010

The jury of the Interactive Media Awards recently awarded the Emakina/Agency team with two ‘Best in Class Awards’ for their work to re-brand Schweppes. These awards reward the global rebranding work Emakina/Agency has done on the identity of Schweppes.

The international IMA jury gave us a total of 491 points out of 500, rewarding our rebranding work with two “Best in Class Awards” (the equivalent of Gold), in the categories “Food/ Beverage” and “Retail”.

Créér ses propres taches Phing

Dec 15 2010

Pour rappel Phing est interpréteur de script XML. EN gros on décrit une série d’actions dans un fichier XML.

Phing fournit un certain nombres de taches (copier/coller, commit svn,…) mais cet outil est tellement pratique qu’on lui en demande toujours plus.

Phing permets de rajouter ses propres taches très facilement. Il suffit de créer une classe PHP qui hérite de la classe Task de phing et d’implementer la méthode main(). Tout le traitement  de l’action se passera dans la méthode main().

Il est possible  de passer des paramètres à notre tache.  Ces paramètres sont représentés par des attributs de la classe. Il faut créer des getter et setter pour que Phing puisse y accéder.

Une fois le traitement terminé il faut copier le fichier dans le répertoire “tasks” de Phing. (phing/tasks/…)
En suite il n’y a plus qu’a appeler la  tache depuis le script XML.

Avec ce système Phing rends les possibilités de taches illimitées.  Il est presque possible de “tout faire”.

Au delà de votre réputation, votre nouveau visage business

Dec 14 2010

Plus que jamais, la fin de cette année est marquée par les réseaux sociaux. On a récemment vu Le Monde faire la part belle à la récente refonte de la page profil Facebook, le genre de chose parfaitement microcosmique il y a moins d’un an, dorénavant élevé comme événement de masse. Les réseaux sociaux font partie de nos vies. Cela n’a évidemment pas échappé aux marques, mais on ne peut qu’être frappé par les nombreux papiers qui parlent de freins, de blocages, des limites de l’exercice. Cela démontre que l’adoption est en marche, mais qu’il y a encore beaucoup de travail, que les choses ne sont sans doute pas prises par le bon bout.

La prise de conscience de la perte de contrôle

La prise de parole libérée du consommateur a d’abord été largement perçue comme une perte de pouvoir et une perte de contrôle. Et c’est d’abord dans l’idée de le reprendre, ou de défendre son image de marque que le sujet a été approprié par les marques et les entreprises. Il est donc parfaitement logique de lire que les responsables de la réputation soient sensibles à repérer et avoir les armes pour faire face aux menaces : c’est le sens même de leur nomination. Cela oriente la réputation sur une approche défensive et fabrique des ponts avec l’intelligence économique. C’est un marché du radar et de la protection.
Sommes nous à ce point en situation de fragilité qu’il faille à tout prix se prémunir et ignorer les grandes opportunités que représente la bonne nouvelle d’avoir les gens à portée de main pour faire quelque chose avec eux ?
Cela traduit sans doute un certain degré d’ignorance des sphères dirigeantes dans le web social et ce qui s’y passe. Le fait qu’ils aient nommé des gens pour s’occuper du sujet est une bonne nouvelle, dans le sens où cela traduit la prise de conscience du phénomène. Maintenant qu’il y a quelqu’un qui s’en occupe, c’est que c’est important. Il leur appartient de dépasser la logique défensive pour éveiller leurs géniteurs aux opportunités, car s’en est aussi une pour eux ! La sécurité est une préoccupation légitime, mais si on ne regarde pas les choses sous l’angle de la création de valeur, il ne s’agira que d’une dépense qui enfermera tout le monde.

L’occasion de se poser de bonnes questions sur soi-même

Il faudra rendre grâce, un jour, à l’industrie musicale d’avoir essuyé les plâtres et montré à tous que l’absence de remise en question sur le fond et l’élévation des digues de sacs de sable était une erreur. En 2007, à propos de ce qui se passait dans ce secteur , le PDG de Warner avait dit : il ne faut pas partir en guerre contre ses clients.
C’est en effet une grande vérité de voir que le doigt qui est pointé en matière de réputation, n’est rien moins que le client. Vos clients sont des opportunités, pas des ennemis. Ce qu’il vous disent n’est pas une menace. Il y a dedans vos prochaines innovation, vos prochains progrès, vos prochains revenus. La réputation n’est pas une dépense défensive face à un nouveau fléau. C’est un centre de profit.
Si l’on craint ses clients, cela veut dire que l’on n’est pas sur de ce que l’on est et de ce que l’on fait. Les postures face aux web social trahissent bien souvent l’absence de stratégie, ou plutôt une sourde ignorance de ses faiblesses dans ses produits et services, dans la solidité de ses convictions sur les sujets d’importance.
Dans un monde de la perte de contrôle, la vraie défense, c’est d’être sûr de ce que l’on est, de l’affirmer. L’exemple Nestlé en est un exemple emblématique. Gap, dans le genre “je n’ai pas de message à l’appui”, en est un autre.
Suntzu a dit que l’on gagnait la guerre en choisissant le champ de bataille. Je dis qu’il est important de SE connaître tout autant que de connaître ceux qu’il y a en face. En ce sens, la réputation et le web social sont de formidables opportunités de trouver, définir et structurer un territoire d’appartenance et d’interactions avec les clients, de constituer un espace hautement fertile en business.

N’ayez pas peur des médias sociaux, embrassez-les !

Car la grande nouveauté, c’est tout simplement l’opportunité de parler et d’échanger. Il ne faut pas le voir juste comme des outils et un moyen productif et efficace de le faire. Il faut le voir comme un changement profond du modèle.
Marc Zuckerberg, dorénavant intronisé comme visionnaire de ce nouveau siècle social, le dit avec des mots simple : le monde est social. Ce que cela représente forme un courant qui adresse et modifie tous les marchés, tous les business. Tous les domaines d’activités voient fleurir les initiatives et expériences à tous les niveaux. Olivier évoquait récemment les nouvelles orientations de Philips, qui a décidé de piloter sa stratégie produits avec ses clients. Philips est une marque connue pour sa capacité de remise en question, d’innovation et de repositionnement. Ce qu’elle fait et ce que font ce genre d’acteurs trace la voie.

Il ne faut pas s’arrêter aux constats mitigés ou pessimistes de la première étape de prise en compte des réseaux sociaux dans le business. Il faut aider ceux qui sont en poste à exploiter les opportunités et à passer à l’offensive, dans le bon sens du terme. Il faut croire en un nouveau monde d’opportunités.

Schweppesonality, here’s the making-of

Dec 10 2010

The Schweppes brand is working on a global rebranding, together with Emakina/Agency. Emakina/Agency has now launched the Schweppesonality: an unparalleled activation campaign based on an immersive viral film that uses social media as a booster.

This launch campaign is all about the fans of the brand, charismatic, unexpected and inspiring personalities. In other words: true Schweppesonalities.

The interactive video, which is connected to their Facebook account, invites them to take part in a unique immersive experience: to live as a star during an exclusive photo shoot and to shine on the cover of a well-known magazine.

Now, you can discover the exclusive making-of of this unusual campaign.

Emakina launches ‘Schweppesonality’ campaign

Dec 10 2010

End 2009, Emakina is asked to revitalise the Schweppes brand. Within the perspective of this global rebranding campaign, the ‘digital native agency’ chose to install viral marketing mechanisms in order to support the activation campaign.

The launching campaign honours the fans of the brand, surprising personalities, enthusiastic and self-assured. In one word: Schweppesonalities.

An interactive video, linked to their Facebook account, invites them to become part of a unique experience: step into the shoes of a real star during an exclusive photo shoot and make the cover a famous glossy.

The experience starts at the headquarters of the ‘Schweppesonality magazine’, where the visitor is shown the way by the editor in chief herself. By using the most innovative integration techniques, the visitor immediately dives into the adventure and is guided along the different steps in the creation of the magazine’s next edition. At the end, the visitor gets a hold of the new edition… with his photo on the cover and featuring a giant billboard campaign throughout New York!

The next step is a big European contest where the visitor can post his personalized cover on Facebook and Twitter. The Schweppesonality that collects the most ‘likes’ wins an iPad or a cocktail mixing kits.

The campaign is launched in 12 European countries and is to be experienced on http://schweppeseuro.com/schweppesonality.

Fresh from the Design is Dead kitchen: Njam!

Dec 9 2010

When Studio 100 and superchef Peter Goossens decided to serve their brand new TV channel Njam! with a digital sidedish, they evidently wanted their website rather ‘well done’ than ‘medium’ or ‘rare’. Design is Dead turned out to be the perfect ‘team de cuisine’ for this job! Check out this new creation from their star-studded kitchen: a fresh-looking, userfriendly webspot where you can browse recipes, top-chefs, videoclips, tips and tricks. Plenty of inspiration for healthy snacks, candelight dinners and Christmas feasts!

Emakina/Foundation awarded at the IMA for the Close the Gap project

Dec 7 2010

Emakina/Foundation has won an Outstanding Achievement Award for the website of the Close the Gap project at the recent Interactive Media Awards.

Close the Gap is an international not-for-profit organisation that wants to bridge the digital divide in the world by offering high-quality computers. The computers are reconfigured and are used for projects in the field of education and IT-development in developing countries.

Thanks to the donations of numerous companies, Close the Gap has been able to deploy tens of thousands of PCs, allowing local organisations to develop its IT skills. Even though the projects selected by Close the Gap appear to be very diverse at first, they all have one thing in common: they all help individuals and their communities to make progress by using new technologies.

Emakina/Foundation, which voluntarily supports humanitarian or cultural projects, has recently set up a partnership with Close the Gap to develop their new website. This new collaboration with Emakina is the starting point of a new strategic partnership for this organisation that has recently been recognized by the Department of Public Information network of the United Nations.

Genoeg = Genoeg

Dec 6 2010

De gezamelijke hulporganisaties voeren actie tegen nog meer bezuinigingen van het Kabinet. Bezuinigingen waar de allerarmsten de dupe van worden. Met de campagne GENOEG=GENOEG wordt Nederland opgeroepen van zich te laten horen met een Tweet aan de politiek! Emakina.NL heeft de campagne op Facebook en Twitter ontwikkeld. Kom ook in actie tegen de buitensporige bezuinigingsplannen van het Kabinet! Ga naar www.genoegisgenoeg.nu of voeg de Twibbon toe.

Quand les agences n'en finissent pas de s'adapter

Dec 3 2010

Après deux années très dures pour le monde de la publicité et des agences en général, il faut faire le constat que le sujet est encore et toujours celui du modèle d’agence et de l’intégration du digital. Encore récemment, Stratégies nous proposait un bon papier sur la situation des agences aux US. Je ne sais pas si on se rend bien compte, mais la question du modèle et digital est ouverte depuis bien plus longtemps que la crise, que celle-ci n’est qu’un révélateur qu’il est toujours là et qu’on en serait donc réduit à aller voir chez les autres ce qui se passe. Il faut je crois tirer le constat que le diagnostic est mauvais et qu’à force d’attendre, la sale d’attente se vide.

Le changement vient des clients

L’expérience utilisateur est à la mode et Adaptative Path, agence digitale spécialisée en ce domaine, a explosé les score de son blog avec une saillie dont le propos principal est que les agences n’ont rien compris aux utilisateurs. C’était assez violent et vert, suffisamment pour que l’auteur doivent compléter, mais c’était révélateur de quelque chose d’assez profond : le modèle, ce n’est pas juste un problème d’organisation et de talents, c’est aussi une autre manière de regarder le monde et les gens.
A la fin de son billet, Adaptative Path concluait sous un Ad agencies are the new music industry. Il n’a pas tort au sens où les causes du changement viennent de la base, du public. Quelque chose que les agences interactives sont mieux placées que les autres d’avoir compris, puisqu’elles sont sensées avoir une proximité, sinon une culture, plus forte avec l’utilisateur.
Cela fait longtemps que le public a changé. En attendant que les agences aient compris que c’est par là que ça arrive, les clients des agences, les annonceurs, ont fini par le comprendre et ont eux-même amorcés le changement. Donc oui, comme dans l’industrie culturelle, le public fait changer les artistes, qui obligent l’industrie à changer. En attendant, il y a des cris, des pleurs, du sang et des larmes. Mais on n’est qu’à la moitié du chemin, la seconde commence alors que les annonceurs demandent aux agences d’avoir changé, alors qu’elles n’ont généralement pas encore trouvé la clé.
Le changement vient des clients depuis leurs propres clients.

Le changement n’est pas structurel, mais dans la tête

Le changement c’est dans la tête. Et de lire que les agences qui réussiront seront celles qui sauront faire fonctionner ensembles leurs équipes en silot, c’est fou. Je vais ressortir notre slogan du début des années 2000, où nous affirmions notre qualité à faire de la fusion fertile des compétences. Pour ma part, je croyais que c’était tellement évident qu’il n’y avait pas besoin de le dire. J’ai sans doute tort.
la fusion fertile des compétences ne se réduit pas à faire de jolis schémas d’organisation, à empiler les gens aux même endroit, ou à faire des kick-off et faire descendre un beau message du haut de la pyramide vers le bas. La collaboration, ça ne se décrète pas et ce n’est pas en recrutant des petits jeunes biberonnés au digital et avec un cerveau qui a prétendument muté que ça va se passer. Dans le genre du point précédent qui veut que ce sont les clients qui sont en avance, cela fait plus de 5 ans maintenant que l’on parle d’entreprise 2, d’entreprises en réseau, étendue et tutti quanti. Les annonceurs ont compris tout ça et font leur révolution depuis longtemps déjà, au niveau culturel, sur le fond et dans la durée. Avec l’humain, rien ne change d’un coup de baguette magique.

N’est-il pas trop tard ?

En conclusion, je me demande s’il n’est pas déjà trop tard pour beaucoup de monde dans notre industrie. Le public a fait sa révolution. Les annonceurs finissent leur révolution. Beaucoup d’agences cherchent la clé. Alors oui, tout le monde parle d’expérience, d’une autre manière d’être et de penser le monde, mais derrière le discours, tout le monde n’a pas changé de peau. Pour notre part, nous sommes prêt, cela fait une décennie que l’on a compris. Nous étions en avance, c’est tout.
Une agence, c’est une culture, un ADN et des hommes qui la partagent au fond d’eux même. Il ne suffit pas de changer d’habit pour se prétendre différent. A l’ère du social média, on est ce qu’on est.