Archive for August, 2009

La pub plus efficace sur le web qu'à la TV

Aug 30 2009

comScore_Inc.gifJe suis très souvent amené à rencontrer des brand managers, directeurs marketing, communication, directeurs généraux et présidents chez les annonceurs. Si tous sont très majoritairement convaincus que le web et le digital en général constituent l’avenir en matière de communication de marque et de pub, certains doutent encore et cèdent parfois à la facilité d’une publicité sur la bonne vieille TV. Argument avancé : “Je sais Manuel que tu as raison, mais j’ai pas le temps, faudrait que je me plonge dans le sujet, je vais plutôt faire une campagne TV et engageons une opé sur le web en relais de tout cela. Aller la prochaine fois on bascule tout sur le web, promis”.

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Facebook et les standards W3C

Aug 24 2009

w3c-facebook.pngFacebook s’est, semble-t-il, fourvoyé avec l’inclusion de Facebook Connect sur des sites tiers. Facebook Connect la solution de SSO (Single Sign On, centralisation d’authentification) fournie par le géant Facebook. Vous connectez votre compte Facebook avec la communauté d’un site, d’un blog et pouvez commenter les billets et interagir avec les autres membres.
On se réfèrera au Facebook developer wiki pour implémenter cette fonctionnalité. Cependant, le code généré et proposé sur le Facebook developer wiki ne passe pas la validation W3C et ce, avec n’importe quel doctype XHTML, le problème semble encore assez problématique avec le draft HTML5. En cause, l’appel à de multiples espaces de nom :
<html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml" xmlns:fb="http://www.facebook.com/2008/fbml">

Théoriquement, le tag <html> fait appel à 2 espaces de nommage (xmlns et xmlns:fb) et XHTML est sensé l’autoriser (au moins dans sa version 1.1). Mais que nenni, cette implémentation n’est que sur le papier… dommage !

Je n’ai visiblement pas été le seul à constater cet état de fait et après une petite discussion sur Twitter (merci à Jérémie Patonnier pour ses avis pertinents), il s’avère que l’insertion de Facebook Connect
à un site, fait perdre la validation W3C sans que l’on y puisse grand
chose. La seule solution que j’ai pu entrevoir, est de redéfinir la DTD
du doctype comme mentionné dans cet article d’A List Apart : Validating a custom DTD.
Cependant, cette technique ne sera pas intégralement reconnue par le
validateur du W3C car s’appuyant sur un doctype non homologué… le
serpent se mord la queue !

Même après de vaines recherches, le forum de Facebook developer reste désespérément sans réponse pour cette problématique.

C’est tout de même étrange que l’un des sites au plus fort trafic mondial (le 3ème selon Alexia, 2ème en France) oblige à faire une telle gymnastique pour avoir un code propre mais non valide.

Facebook semble plus se soucier de ce qui fonctionne plutôt que de ce qui est valide. J’en arrive à une réflexion : doit-on se soucier de la validité du code de nos applications ? Je dis “oui !”. Cette affaire n’est pas sans rappeler quelques tentatives de flibustiers pour faire passer leurs propres implémentations de fonctionnalités navigateurs pour des standards de fait… suivez mon regard.

Chez groupeReflect, nous nous appuyons sur les standards et les bonnes pratiques afin de délivrer un produit de qualité, avec une forte accessibilité, utilisable sur une grande majorité de navigateurs et surtout, dont le code sera pérenne même si les navigateurs évoluent : c’est notre engagement !

Malheureusement, avec Facebook Connect, nous nous heurtons à un obstacle qui nous oblige à revoir la qualité de nos livrables sans pouvoir maudire sans pouvoir mots dire.

Avez-vous déjà rencontrer ce problème ? Pensez-vous que la gestion des standards ne sera plus l’apanage des fabricants de navigateurs mais également celui des sites à fort trafic qui pourrons tenter de faire avancer les choses plus rapidement ou d’imposer leur vision des standards ?

La BNF rend les armes, question posée à l'édition ?

Aug 19 2009

Nous avons donc appris cette semaine que la BNF allait se résoudre à un partenariat avec Google. Il est facile d’y voir un dépôt des armes. 4 ans et demi après que Jean-Noel Jeanneney se soit élevé contre l’appropriation des fonds littéraires par Google et appelé à l’indépendance, il faut se souvenir que son propos n’était pas de rejeter Google, mais de pouvoir aussi avoir un accès digital à la culture qui peuple les rayons des grands fonds publics français et européens.< br/>S’en est suivi une impulsion de volontarisme politico-industriel digne des années 70, accouchant de Quaero et finalement de peu de choses au regard de l’idée initiale d’être compétitif. Depuis Europenana a ouvert, mais elle est isolée, à l’heure où l’important n’est pas d’avoir un site, mais qu’il soit inscrit dans l’écosystème où se développent son économie et ses usages. La BNF va donc signer avec Google, tout simplement par réalisme économique. Et finalement, c’est une entreprise privée, Google, qui réalise la bibliothèque mondiale, comme l’a souligné Alain Beuve-Méry, parce qu’elle a inscrit le sujet dans un écosystème porteur.

Pendant ce temps, en préchauffe de l’éternel retour d’Hadopi sur la scène politique, un Attali un peu fataliste vient redire ce que tout le monde sait, à savoir que tout cela ne sert à rien et que les trains sont loin devant. Pendant ce temps, Isabelle Huppert constate que le “piratage”, c’est aussi la diffusion des oeuvres là où les elles ne sont pas distribuées et surtout, personne, dans le monde des médias ou de l’édition ne relève qu’Apple va très probablement s’occuper de leur cas.
L’autre soir, j’écoutais, fasciné, une émission sur France Inter au sujet du livre électronique. À part balayer l’affaire en postulant que ça n’intéresserait pas les gens, les invités concernés faisaient tout pour ne pas avoir à penser que leur petit monde pourrait être lui aussi amené à s’interroger très fort sur sa modernité. Pendant ce temps, au Brésil, on pense que c’est une opportunité. Le même jour, un restaurateur interrogé à propos des guides gastronomiques, indiquait que c’étaient de bons “labels” certes, mais que, pour ce qui était de remplir la salle, c’est Internet qui faisait le boulot, et de parler notamment du bouche-à-oreille et de réseaux sociaux bien connus.
Ce que je pense, c’est qu’en ce beau mois d’août, on a fini d’enterrer les illusions d’un interventionnisme d’Etat dans le domaine numérique. L’Etat n’a rien à dire et son jusqu’au-boutisme sur Hadopi n’entretient que l’immobilisme. Je ne parle pas de l’économie digitale, elle fait ce qu’elle a à faire, ni même de l’économie réelle, qui prend le digital avec pragmatisme. Je parle de tous ceux qui se reposent facilement sur leurs certitudes de pré-carrés, convaincus par l’immobilisme d’en haut. À ceux-là, je prédis une rentrée pleine de surprises…

See The Light at ReMix09

Aug 19 2009

If you wonder what Microsoft is doing in terms of new user experience and web technologies, you should certainly add ReMix09 to your calendar.

During this free one-day event, international speakers will present sessions on SketchFlow, Expression Blend, Surface, User Experience and Natural User Interface. For developers, there will be technical sessions on Silverlight 3, building RIAs and ASP.NET.

Some of the speakers are :

ReMix09 should be interesting for web developers, information architects, designers, UX professionals, and digital marketers who shares an interest on what is coming next on the web.

As Microsoft’s Gold Partner, Emakina Group will be part of this event with a preview of The Reference’s innovating project ‘the Message Center’ for Synergics, and a video introduction by Brice Le Blevennec during the opening keynote.

ReMix09 will take place on September 29th (from 9:00 to 16:30) at Kinepolis Brussels and you can register here.

Searching the Magic in Gartner’s WCM Quadrant.

Aug 17 2009

The Web Content Management (WCM) market is a very evolving and very competitive landscape with thousands of providers of WCM solutions in several ranges. For decision makers it’s not always easy to reveal which solution is right for them; enabling them to generate higher business value in their Web presence. Gartner’s Magic Quadrant for WCM (MQ) aims to help decision makers understanding the fresh vitality in the WCM market.

WCM solutions in their traditional form are no longer enough from a business perspective; the several mergers and acquisitions during the last years in the WCM landscape show that WCM solutions are synergizing with other ECM components like Digital Asset Management (DAM), content-centric collaboration, records- and document management (DM). On top of that organizations often augment WCM tools with capabilities including multivariate testing, search engine optimization, ad-insertion, search and recommendation technology to help achieve the desired results from their overall Web presence.

Gartner identifies the following key trends currently shaping the WCM market further:

  • enhanced usability for non-technical users
  • increased popularity of open source solutions
  • greater interest in Software as a Service (SAAS) offerings
  • growing importance of dynamic context-based content delivery

It’s really a pity that even though there is a clear trend towards open source, no single open source solution was able to make it to the MQ. In fact, Garner’s exclusion criteria make it somehow impossible for an open source solution to enter it. I give an example: “the total software revenue (licenses, updates,…) of the vendor should exceed 8 million dollars”. Of course the ‘pure’ open source solutions will probably never ever reach that figure, since they are totally free of license cost! Maintenance and support is often provided through a network of partners and not directly by a vendor.

There is also inconsistency with the Forrester Wave for WCM (which is, by the way, not including any open source neither). Forrester Research ranks Oracle “only” sixth after SDL Tridion, Autonomy Interwoven and a few others. Gartner ranks Oracle (=Stellent) as the leader in their MQ because of its ability to integrate with other Oracle products, including their CRM system. I’m not really a fan of big monolithic ‘vendor locked-in’ solutions reaching far beyond the boundaries of what I’d define as WCM and which is opposed to the ‘loosely coupled’ & ‘separation of concerns’ principle.

Another thing to keep in mind while reading the report is that many of Gartner’s evaluation remarks have to do with a vendor’s “marketing effectiveness”, “communication” and “awareness”; things that might be more relevant to investors and other vendors but not so much to buyers. The report is from that perspective often too high-level and strategic ignoring the details that are often so important. I’m following Tony Byrne from CMS Watch here stating ‘To evaluate a WCM solution the vendor’s story does not really matter, what they actually do matters’.

Even though the MQ contains valuable information about the WCM market our advice is not to use it as your only source in the decision process for your WCM and to look at it from the right perspective: keeping in mind that it is not purely an evaluation of WCM solutions, otherwise it could be misleading.

Hype Cycle 2009 : vers un monde augmenté d'interactions

Aug 13 2009

Comme tous les ans, je satisfait à un petit billet suivant la livraison du Gartner. L’année dernière, j’étais resté sur ma faim. 2009 est-il signifiant, qui plus est par les temps qui courent ?
Je vous invite à lire Cédric Giorgi, habitué lui aussi de ce marronnier, et qui rappelle que les visions précédentes se sont avérées tout sauf à côté des clous, Olivier Mermet, bien en ligne avec l’inévitable atente sur la place du microbloguing sur la courbe et Richard Mc Manus, celui dont je partage le plus volontiers l’analyse.
Je pense en effet comme lui, et encore plus depuis ce que j’ai vu à Lift cette année, que l’informatique dans son coin, c’est fini, et que demain s’écrit dans un mélange d’objets et de connectivité, ce que traduit le trend web squared. Pour comprendre, regardez ça. L’enjeu n’est donc pas dans la position de tel ou tel point, mais plutôt dans tout ce qui se présente en mode mainstream de manière plus ou moins synchrone et qui ne demande donc qu’à être mixé. Plus que la courbe, c’est ce tableau repris chez Mc Manus qui me paraît signifiant :
.
On remarquera donc la progression extrêmement rapide de l’e-paper, et la présence des lecteurs e-book au sommet des attentes, les deux avec le même horizon mainstream. Idem avec toutes une vague structuratrice et business autour du SOA, de l’Idea management et du social software cher à nos amis de BlueKiwi. Tout ça dans un wagon ou se trouve aussi le microbloguing, la mobilité, avec deux facteurs structurant et clés : cloud computing et green IT.
En résumé, de puissantes dynamiques collaboratives brassant des flux d’informations temps réel émanant des gens et des objets, les structurant, le tout sur plein de support, avec une vision de connectivité totale et de synchronisme. Après ça, il y a la réalité augmenté et le prototyping d’objets. Comme le dit Adam Greenfield, on passe des interfaces aux interactions.

Twitter n'est pas un réseau social, c'est pour ça qu'on l'aime

Aug 11 2009

Alors que plus personne ne parle de Facebook, où presque, le seul service qui continue à susciter des discussions reste encore et toujours Twitter, avec un bon petit effet de balancier bien régulier entre les annonces de déchéance, et les portées aux nues. On n’en sortira jamais car Twitter n’ayant aucune proposition d’usages en lui-même, il en est le support d’une immensité. Il ne rentre pas dans les cases où on voudrait le mettre et son succès s’avère donc incompréhensible à beaucoup. D’autant plus quand sa puissance en viendrait à pousser le KGB à le faire taire. Une forme d’insolence …
Il y a quelques jours, Nielsen nous a appris que Twitter est un pétard mouillé.
Bel exemple de vision étriquée des médias sociaux et de jugement à l’emporte pièce…

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FriendFeed rentre dans le rang

Aug 11 2009

Il fut un temps, lorsqu’après les blogs, apparurent les premières plateformes sociales, on assistait pratiquement tous les trois mois au déplacement rapide et massif des early adopters, impulsant le buzz de la nouvelle place to be, vouant aux gémonies la précédente. Ce type de chose est parfaitement convenu, mais la fréquence et la rapidité du mouvement était, en l’espèce, particulièrement élevé. Et puis il y eu Facebook et Twitter et une stabilisation du phénomène depuis 2007 environ. On n’a plus assisté depuis à une grande migration et au buzz qui va avec et on s’en est tenu à compter les divisions, à disserter (moi le premier), sur les modèles économiques de ces deux là et à regarder monter les stats.
Aussi, c’est avec une certaine curiosité, que j’ai observé la soudaine poussée de fièvre de FriendFeed ces dernières semaines. Pourquoi donc tous ces nouveaux followers sur mon FriendFeed ? Passé le buzz américain sur son compte il y a bien deux ans maintenant, il ne sert, en ce qui me concerne, qu’à générer un unique flux RSS d’un certain nombre de publications personnelles, pour notamment faire remonter le tout dans Facebook. Ça marche tout seul et on l’oublie.
Bref, je ne sais pas ce qui a déclenché cette migration, mais j’ai bien noté que cette soudaine instabilité de l’environnement n’a pas eu le côté frais et mode d’antant, mais plutôt suscité agacement sinon vindicte à l’encontre de ce qui apparaîtrait comme un changement inapproprié des règles du jeux des médias sociaux. Je peux comprendre, en effet. La stabilité, c’est rassurant et le web social est déjà assez compliqué comme ça à expliquer et faire adopter.
Cela dit, fin de l’histoire hier. Facebook rachète FriendFeed. Nous voilà rassuré. De toute façon, comme vous l’aurez compris au regard de l’usage personnel que j’ai fini par avoir de ce service, j’ai envie de dire que c’est imparable.
Un instant donc, on a cru que quelque chose pouvait nous ramener dans la frénésie du web 2 et à un foisonnement en tous sens. Mais on, le web 2, c’est fini et la nouvelle éclosion ne pointe pas encore. Depuis deux ans, le web social est fait de services où l’on se compte en dizaine ou centaines de millions de gens. Les positions sont bien établies. Tellement que plus personne ne parle d’un rachat de Twitter, c’est dire…

Rue89, soyez sûr de votre information !

Aug 1 2009

Cette campagne de Rue89 est juste excellente. Quelques quotes sont d’ailleurs à mourir de rire. Quand une campagne est alignée avec le produit (je rappelle que rue89 est un pure player de l’information online à la différence de Libération ou Lemonde), tourne en dérision un phénomène de société (je l’ai lu sur internet c’est forcément vrai), est transgénérationnelle, est mémorisable et fait parler dans les diners en ville, on s’approche vraiment de la perfection de l’objectif majeur campagne de notoriété. Bravo pour ce beau travail !

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